Le projet
Au cœur de l’Hérault, le Château de Boisseron s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire.
Ce site patrimonial, longtemps resté en retrait de la vie locale, devient un tiers-lieu polyphonique où dialoguent l’art, l’écologie et la citoyenneté.
Trois pôles complémentaires – arts de la scène, médias digitaux et arts numériques, éco-citoyenneté – forment l’ossature du projet. Chacun d'eux est porté par une association autonome qui conserve sa liberté d’initiative tout en travaillant main dans la main avec les autres.
La Société Coopérative d'Intérêt Collectif qui les rassemblera prochainement veillera à ce que le lieu reste entre les mains de celles et ceux qui le font vivre, en associant habitants, acteurs culturels, associations, collectivités et partenaires dans un esprit de coopération et de responsabilité partagée.
Mais le Château ne se résume pas à ses pôles. Il se veut lieu traversant, comme une clairière hospitalière où les chemins se croisent, où les idées circulent telles des brises légères, où chaque rencontre peut semer une graine pour demain.
On y vient parfois par curiosité, on y revient pour la chaleur des échanges, et l’on y reste parce que l’on s’y sent accueilli, reconnu et impliqué. Ici, chaque voix compte et chaque initiative trouve sa place, qu’elle naisse d’un habitant du village ou d’un visiteur de passage.
Entre les pierres anciennes et les espaces réinventés, c’est un commun habité qui prend forme, respectueux du patrimoine et tourné vers l’avenir.
Le projet s’inscrit dans une démarche de réhabilitation qui conjugue mémoire et innovation, en préservant le caractère historique du lieu tout en intégrant des aménagements contemporains pensés pour favoriser la coopération et l’expérimentation.
L’ouverture au public se fera progressivement, amorçant ainsi un nouveau cycle de vie pour le Château :
celui d’un lieu partagé où l’on vient pour créer, apprendre, débattre, expérimenter, cultiver et inventer ensemble, au rythme du territoire.
Créer, apprendre, partager
Ces pôles affirment la vocation culturelle et pédagogique du lieu. Il s’agit d’y soutenir des formes de création artistique contemporaine tout en favorisant la transmission de savoirs, de savoir-faire et d’outils adaptés à une diversité de publics. Le tiers-lieu propose des espaces et des dispositifs où se croisent professionnels, praticiens, habitants, chercheurs ou curieux, dans une logique d’expérimentation et de circulation des idées.
L’accès à la culture, à l’expression et à la formation y est envisagé comme un bien commun à cultiver collectivement.
Faire de l’écologie un terrain d’expérimentation vivante
Le projet accorde une place centrale aux pratiques écologiques concrètes, issues du champ de l’agriculture paysanne, de la permaculture, de l’agro-écologie et des low-techs. Jardin-forêt, cultures vivrières, haies nourricières, récupération des eaux, compostage, éco-construction ou encore autonomie énergétique : ces approches sont mises en œuvre à l’échelle du lieu, dans une logique de démonstration, de transmission et d’adaptation aux réalités locales.
Il ne s’agit pas d’appliquer un modèle unique, mais de faire du site un terrain d’expérimentation vivante, à la croisée des savoirs vernaculaires, des pratiques collectives et des enjeux de résilience territoriale.
Flâneries, entre guinguette et hamac…
En dehors de ces 3 pôles structurants, le site du Château de Boisseron accueillera une riche constellation d’activités destinées à renforcer la convivialité, l’ouverture et la mixité des usages. Parmi elles figurent : une guinguette musicale saisonnière accompagné de propositions de restauration, des projections de cinéma en plein air, des concerts, des conférences, séminaires, expositions, des bals et banquets populaires, ainsi qu’un hameau des bouquinistes et un marché solidaire accessible en période estivale. S’y ajoutent des espaces de convivialité en accès libre, des rencontres avec les artistes en résidence, des ateliers ludiques de sensibilisation à la transition énergétique, des installations artistiques dans le parc, des déambulations champêtres et des explorations écologiques et bucoliques. Le lieu abritera également une épicerie locavore coopérative fonctionnant en circuit court avec des producteurs locaux, ainsi qu’une centre de ressources autour des écocides et de la bifurcation écologique, prolongeant la vocation éducative, critique et environnementale du site.
Favoriser la diversité des publics et les pratiques populaires
Le tiers-lieu est conçu pour accueillir une pluralité de profils, de temporalités et d’activités : travail, création, formation, rencontres, initiatives associatives. Il veille à maintenir une accessibilité réelle à ses espaces et à encourager les croisements entre sphères professionnelles et usages plus quotidiens. Cette diversité n’est pas vue comme un défi à gérer, mais comme une richesse à organiser. Elle participe à faire du lieu une ressource partagée, ouverte et en dialogue avec son environnement social.