1. Le site et son histoire

Le Château de Boisseron est un domaine patrimonial d’environ 7,5 hectares, situé au cœur du village de Boisseron (Hérault). Il comprend un bâtiment principal d’environ 1 500 m² répartis sur trois niveaux, ainsi que des annexes et un vaste parc arboré. Son architecture et sa position centrale en font un élément emblématique du paysage villageois.
Le Château de Boisseron s’inscrit dans une histoire pluriséculaire. Dès le Moyen Âge, le site apparaît dans les archives comme une demeure seigneuriale associée à l’histoire féodale du village, occupant une position stratégique en surplomb des terres agricoles environnantes. Il a évolué au fil des siècles au gré des remaniements architecturaux, des héritages et des ventes, reflétant les changements économiques et sociaux de la région. Aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, il conserve son statut de propriété privée, souvent associée à l’exploitation agricole du domaine et à la vie locale, sans fonction publique ni ouverture à la collectivité.

Dans la seconde moitié du XXᵉ siècle, le château change sensiblement de destination et devient une maison de retraite du sport, accueillant des sportifs et anciens sportifs pour des séjours de repos, de convalescence ou de remise en forme.

Il est ensuite intégré au réseau Relais Soleil en tant que centre de vacances familiales. Ce dispositif permettait à des familles de profiter d’un environnement patrimonial et naturel privilégié, avec hébergement, restauration et activités de loisirs.

Ces activités cessent à la fin des années 1990. Demeurant toujours sous le régime de la propriété privée, le domaine est alors racheté par la société Conseil Promotion Immobilier, qui projette la création d’environ 120 logements. Toutefois, les multiples variantes du projet sont plusieurs fois retoquées par les services instructeurs des collectivités territoriales en raison de contraintes patrimoniales, paysagères et urbanistiques.

L’actuel projet de tiers-lieu représente donc une opportunité rare d’intégrer ce domaine privé au patrimoine communal, afin de le réhabiliter et de l’ouvrir à des usages culturels, sociaux et écologiques d’intérêt collectif.
Aujourd’hui, le domaine reste la propriété des actionnaires de la société Conseil Promotion Immobilier, domiciliée à Amiens, en Picardie. Cette société à vocation spéculative a acquis le site au début des années 2000, dans l’optique d’y réaliser un programme immobilier. Depuis 2015, date de la signature d'une convention opérationnelle entre la commune de Boisseron et l’ Établissement Public Foncier d’Occitanie (EPF Occitanie), les négociations ont été permanentes avec la société CPI afin d'intégrer le domaine au patrimoine communal et le réorienter vers un usage d’intérêt collectif. Ces discussions ont toutefois été interrompues en octobre 2022 par un revirement des propriétaires en pleine phase de conclusion. Face à cette impasse, la municipalité a constitué un dossier de Déclaration d’Utilité Publique (DUP). Le statut d'Utilité Publique du projet a été entériné à l’issue d’une enquête publique et officiellement confirmé par arrêté préfectoral, en date du 24 décembre 2024. Cette décision des services de l'État autorise l’acquisition du site soit par accord amiable, soit, en dernier recours, par voie d’expropriation.
Le rejet successif des projets de lotissement des promoteurs de la société CPI par les services de l'urbanisme ainsi que l’absence d’accord entre le propriétaire privé et la collectivité, malgré les démarches de conciliation entamées par la municipalité, a considérablement retardé toute initiative de réhabilitation.

2. Un projet à deux volets: culturel et résidentiel

Non. Le projet d’aménagement du Château de Boisseron a été pensé dès l’origine comme une opération à double dimension :

1. Un tiers-lieu éco-créatif et culturel implanté dans le corps central du domaine et une partie de ses annexes.
2. Un programme de logements, incluant une part significative de logements sociaux, intégrés dans le périmètre global pour répondre à des besoins locaux identifiés.

Ces deux volets ne sont pas isolés : ils sont conçus pour se renforcer mutuellement. L’activité culturelle et coopérative du tiers-lieu bénéficiera d’une présence résidentielle régulière, tandis que les habitants profiteront d’un environnement vivant, de services et d’espaces partagés.
Le calendrier prévoit un lancement coordonné mais avec des temporalités adaptées. L’ouverture progressive du tiers-lieu est envisagée courant 2027, tandis que le programme de logements sera engagé en parallèle, avec des livraisons échelonnées pour s’adapter aux contraintes techniques et financières. L’objectif est que les premières installations de logements coïncident avec la montée en charge des activités culturelles et coopératives.
Le tiers-lieu s’articule autour de trois pôles d’activités :

- Théâtre et arts de la scène : résidences artistiques, répétitions, représentations, formations, et accueil de compagnies en création.

- Médias digitaux et arts numériques : espaces de production, studios, ateliers de fabrication numérique, et projets mêlant culture et nouvelles technologies.

- Éco-citoyenneté : jardins en agro-foresterie, ateliers de bifurcation écologique, formation aux pratiques environnementales soutenables et expérimentations collectives.

L’ensemble fonctionnera sur un mode coopératif et inclusif, via une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) associant usagers, fondateurs, collectivités et partenaires.

3. La gouvernance et l’organisation

La gestion du tiers-lieu sera confiée à une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), créée pour succéder à l’association Le Château qui porte aujourd’hui le projet. Cette structure juridique permettra d’associer durablement l’ensemble des parties prenantes — habitants, usagers, collectivités, associations, acteurs économiques — autour d’une gouvernance partagée et d’un objectif d’intérêt collectif.

La commune, propriétaire du domaine après acquisition, mettra à disposition le site via un Bail Emphytéotique Administratif (BEA). Ce bail de longue durée assurera la stabilité nécessaire aux investissements et à la gestion de la partie Tiers-Lieu, tout en garantissant que le site reste affecté à ses missions d’intérêt général.
Une SCIC repose sur un principe coopératif : chaque sociétaire détient des parts sociales et participe aux décisions selon un principe « une personne = une voix », quel que soit le nombre de parts détenues. La spécificité de la SCIC réside dans sa multi-sociétariat : elle regroupe plusieurs catégories d’acteurs, appelées collèges, qui partagent à la fois la gouvernance et la responsabilité du projet
Conformément au règlement intérieur en préparation, la SCIC comptera cinq collèges :

1. Collège des fondateurs – Il réunit les trois personnes physiques fondatrices du projet et l’association Le Château (personne morale co-fondatrice). Ce collège assure la continuité politique et historique du projet.

2. Collège des usagers et bénéficiaires – Ouvert aux habitants, aux associations utilisatrices du lieu, aux artistes et collectifs accueillis, et plus largement à celles et ceux qui bénéficient des services du tiers-lieu.

3. Collège des salariés et bénévoles actifs – Inclut les membres de l’équipe salariée de la SCIC ainsi que les bénévoles investis régulièrement dans l’animation, l’entretien ou la programmation.

4. Collège des partenaires publics et institutions – Réunit la commune, l’intercommunalité, la région et d’autres acteurs publics impliqués dans le financement ou l’accompagnement stratégique.

5. Collège des structures associées ou coopératives contributrices – Composé d’organisations partenaires (associations, coopératives, structures académiques, entreprises de l’ESS) qui contribuent au projet par des ressources, des compétences ou des activités régulières.
Le choix d’une gouvernance collégiale et multi-acteurs répond à plusieurs objectifs :

- Prévenir la concentration du pouvoir en répartissant les responsabilités.

- Associer toutes les parties prenantes à la définition et à l’évolution du projet.

- Garantir la transparence des décisions et des finances.

- Renforcer l’ancrage local en intégrant pleinement les habitants et les acteurs du territoire.

Ce modèle n’est pas figé : il est conçu pour évoluer avec le projet et pourra être ajusté lors des premières années de fonctionnement pour répondre aux besoins réels.

4. Les activités et services du tiers-lieu

Le tiers-lieu du Château de Boisseron s’articulera autour de trois pôles complémentaires, conçus pour dialoguer entre eux et s’ouvrir largement au territoire. Chaque pôle est porté par une association autonome, qui conserve sa liberté d’initiative tout en collaborant avec les autres au sein de la SCIC de gestion.

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Pôle Théâtre et arts de la scène
Ce pôle accueillera des résidences artistiques, des répétitions, des ateliers de formation, des spectacles, et des rencontres avec le public.
- Publics pressentis : compagnies de théâtre professionnelles, danseurs, musiciens, circassiens, publics scolaires et amateurs.

En installant un espace professionnel dans un cadre patrimonial, le pôle offrira aux artistes un lieu de travail inspirant et aux habitants un accès direct à la création contemporaine.

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Pôle Médias digitaux et arts numériques
Studios de production audio-visuelle, ateliers de fabrication numérique (fablab), espaces de formation aux outils numériques, expositions interactives, création de contenus hybrides mêlant image, son, et programmation.
- Publics pressentis : créateurs indépendants, collectifs audiovisuels, associations éducatives, jeunes en formation ou en reconversion.

Ce pôle permettra de croiser innovation technologique et expression artistique, tout en proposant des formations accessibles et des projets collaboratifs.

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Pôle Éco-citoyenneté
Jardins agro-forestiers, ateliers de pratiques écologiques (permaculture, réparation, réduction des déchets), conférences, expérimentations collectives sur l’énergie, l’eau et les modes de vie soutenables.
- Publics pressentis : habitants, écoles, associations socio-environnementales, professionnels en quête de solutions concrètes.

En combinant pédagogie et mise en pratique, ce pôle veut faire du Château un laboratoire vivant d’écologie au quotidien.
En plus des activités propres à chaque pôle, le tiers-lieu proposera :
- Des espaces partagés : salles de réunion, espaces de coworking, galerie d'exposition, lieux de convivialité, zone de pique-nique.
- Des événements réguliers : festivals, marchés thématiques, séminaires, conférences, journées portes ouvertes, cinéma et concerts en plein air, stages et formations
- Des services mutualisés : régie technique, communication partagée, billetterie commune.
- Un accueil ouvert avec informations sur les activités, le site et ses partenaires.
Le tiers-lieu n’est pas seulement un lieu de diffusion culturelle ou d'activités : c’est un espace de production, de formation, et de coopération, ancré dans son territoire. La diversité des pôles permet de multiplier les croisements entre disciplines, publics et générations, tout en maintenant un lien fort avec la vie quotidienne du village.

5. Calendrier et étapes

Le projet suit un calendrier structuré en plusieurs phases, chacune conditionnée par l’avancement des acquisitions foncières, des études techniques et des financements. Ce phasage permet de sécuriser le déploiement, en évitant les dépenses prématurées et en maintenant une cohérence entre les travaux, la programmation et la montée en charge des activités.

Phase 1 – Acquisition du site (2024–2026)
- 2024 : La Déclaration d’Utilité Publique (DUP) est prononcée, donnant à la commune la possibilité d’acquérir le domaine par voie amiable ou d’expropriation.
- 2025–2026 : Négociations entre la commune, l’Etablissement Public Foncier d’Occitanie (EPF Occitanie) et l’actuel propriétaire privé (CPI).
- Objectif : transfert des parcelles au domaine public communal, condition préalable à tout aménagement.

Phase 2 – Études et préfiguration (2026-2027)
- Lancement des études techniques (diagnostics structurels, accessibilité, performance énergétique).
- Consolidation du projet architectural et du plan d’aménagement global.
- Mise en place d’espaces de préfiguration pour tester certaines activités en conditions réelles et engager la mobilisation locale.
- Constitution officielle de la SCIC Le Château, signature du Bail Emphytéotique Administratif (BEA).

Phase 3 – Travaux prioritaires et amorce des activités (2027–2028)
- Interventions urgentes sur la sécurité et l’accessibilité.
- Aménagement des premiers espaces fonctionnels pour accueillir progressivement des activités.
- Début de la programmation publique limitée, en lien avec les trois pôles, afin de créer une dynamique avant l’ouverture complète.

Phase 4 – Ouverture progressive (à partir de 2027-2028)
- Ouverture au public d’une partie significative du tiers-lieu courant 2027.
- Démarrage coordonné du programme résidentiel, avec premières livraisons de logements.
- Montée en charge progressive de la programmation, des services et de l’accueil.

Phase 5 – Déploiement complet (2028–2032)
- Achèvement des travaux sur l’ensemble des bâtiments et des aménagements extérieurs.
- Pleine exploitation des trois pôles et de l’offre de services associés.
- Évaluation et ajustement de la gouvernance, du modèle économique et de la programmation sur la base de l’expérience accumulée.
Trois raisons principales justifient cet échelonnement :
1. Contraintes foncières : le projet ne peut démarrer qu’une fois le domaine acquis par la commune.
2. Volumes de travaux : la réhabilitation d’un site patrimonial de 7,5 hectares et de plusieurs milliers de m² de bâti nécessite un séquencement rigoureux.
3. Montée en charge progressive : le choix d’ouvrir par étapes permet d’installer durablement les usages, d’ajuster les dispositifs de gouvernance et de sécuriser l’équilibre économique.

6. Financement et modèle économique

Le financement repose sur une combinaison de ressources publiques, de contributions privées et de recettes propres générées par les activités du tiers-lieu. Cette approche hybride permet de garantir à la fois la pérennité économique et la mission d’intérêt collectif du site.

Les ressources publiques incluent :
- Subventions d’investissement : État, Région Occitanie, Département de l’Hérault, intercommunalité et commune.
- Fonds européens : mobilisables pour le patrimoine, l’innovation sociale et la transition écologique, programme LEADER, FEADER, FSE…
- Accompagnement de l’EPF Occitanie pour l’acquisition foncière.

Les ressources privées proviennent :
- Partenariats et mécénats (entreprises, fondations, coopératives partenaires).
- Contributions de structures associées intégrées à la SCIC.

Enfin, les recettes propres sont générées par :
- Location d’espaces (salles, ateliers, studios, jardins pour événements).
- Billetterie des spectacles et activités.
- Formations et prestations techniques ou pédagogiques.
- Services partagés (coworking, accompagnement de projets).
Non. Si les subventions sont indispensables pour la réhabilitation initiale et les investissements lourds, une partie du budget de fonctionnement proviendra de recettes d’activités et de ressources orientées vers le marché. Cette part « économique » est assumée et encadrée : elle permet de sécuriser la viabilité du projet sans remettre en cause ses objectifs sociaux et culturels.
Le statut de SCIC et les clauses du BEA imposent que le site soit affecté à des missions d’intérêt collectif. Les tarifs des services et activités sont pensés pour être inclusifs, avec des dispositifs d’accès réduits (tarifs sociaux, gratuités ciblées, partenariats avec les structures d’action sociale). De plus, après avoir affecté une part des excédents aux réserves impartageables statutairement définies par la règlement intérieur de la SCIC, les bénéfices seront réinvestis dans l'objet social du tiers-lieu, dans des actions solidaires ou dans l'aménagement et l'entretien des équipements.
Le modèle économique prévoit une marge de sécurité avec des budgets prévisionnels prudents. En cas de baisse de recettes, des ajustements pourront être opérés :
- réduction de certaines dépenses non essentielles,
- recherche de financements complémentaires,
- augmentation ciblée des activités génératrices de revenus.
L’objectif reste de préserver l’essence du projet et son accessibilité, même en contexte économique contraint.
Le modèle coopératif sous la forme d'une SCIC permet :
- d’associer tous les acteurs à la gouvernance, au-delà des seules institutions publiques ;
- de mobiliser des financements et partenariats qui ne seraient pas accessibles à une régie municipale ;
- de garantir une agilité de gestion, adaptée à un lieu qui combine patrimoine, culture, écologie et économie sociale.

7. Patrimoine et environnement

Le château n’est pas classé Monument historique au sens strict, mais il présente un intérêt patrimonial local fort. Sa façade, son parc arboré et ses volumes bâtis en pierre témoignent de plusieurs époques d’aménagement et font partie intégrante de l’identité paysagère de la commune. Ce caractère patrimonial impose des choix architecturaux respectueux et des interventions mesurées.
Chaque intervention prévue sera guidée par un principe de réversibilité : ne rien entreprendre qui empêcherait de restituer ultérieurement les volumes et les structures d’origine. Les matériaux traditionnels et contemporains seront privilégiés (comme la pierre, le bois, le verre, l'acier…), et les techniques employées respecteront l’intégrité des bâtiments. Les études préalables incluent des diagnostics architecturaux pour identifier les éléments à préserver, restaurer ou requalifier.
La réhabilitation s’inscrit dans une démarche de développement soutenable, avec plusieurs axes majeurs :
- Performance énergétique : isolation adaptée aux bâtiments anciens, systèmes de chauffage et de ventilation sobres, recours aux énergies renouvelables comme la géothermie verticale et les énergie-flux.
- Gestion de l’eau : récupération des eaux pluviales, optimisation des consommations, aménagements perméables, études de traitements en phyto-remédiation, valorisation des eaux grises…
- Biodiversité : préservation et enrichissement du parc (7,5 hectares), gestion écologique des espaces verts, plantations d’essences locales.
- Réemploi et filières locales : récupération de matériaux sur site et d'équipements de "dernier voyage", recours aux artisans et entreprises du territoire.
Le projet architectural a été conçu pour articuler patrimoine et usages contemporains. Cela signifie que les nouvelles constructions ou aménagements s’inscriront dans une continuité visuelle et fonctionnelle avec l’existant. Les espaces publics et intérieurs seront pensés pour favoriser la convivialité tout en laissant lire l’histoire du site.
Le tiers-lieu veut faire du château un espace démonstrateur : montrer que l’on peut conjuguer préservation du patrimoine et transition écologique. Les visiteurs et usagers pourront non seulement profiter d’un lieu culturel, mais aussi découvrir des solutions concrètes — dans la gestion des bâtiments, des jardins et des ressources — reproductibles à d’autres échelles.

8. Logement et mixité sociale

Le volet résidentiel prévoit :
- Des logements sociaux pour répondre aux objectifs de mixité et aux besoins des ménages à revenus modestes.
- Des logements en location libre ou en accession maîtrisée, afin d’attirer de nouveaux habitants tout en maintenant un équilibre social.
- Une intégration paysagère et architecturale respectueuse du caractère patrimonial du site.

La programmation est conçue pour éviter la rupture entre espaces publics et espaces privés. Le dispositif urbanistique vise à préserver des circulations douces, des vues ouvertes et des interfaces où le parc et les équipements du tiers-lieu restent accessibles.
Cette combinaison repose sur un principe simple : un lieu qui vit toute l’année est un lieu habité. L’installation de logements sur ou à proximité du domaine :
- Apporte une présence quotidienne qui renforce la sécurité et l’entretien naturel du site.
- Crée un ancrage humain autour des activités culturelles, écologiques et sociales.
- Favorise la mixité des usages en mêlant espaces de vie, de travail et de loisirs.
- Permet une mutualisation de certains services (espaces communs, stationnements, espaces verts).
Les logements ne seront pas intégrés dans le corps principal du château, afin de préserver son usage public et patrimonial. Ils seront situés sur des zones identifiées comme constructibles dans les documents d’urbanisme, en respectant les implantations initiales ainsi que les contraintes paysagères et la préservation des vues sur le site historique.
La conception urbaine prévoit une interface douce entre les espaces résidentiels et les zones d’activité du tiers-lieu :
- cheminements piétons et cyclables,
- plantations et aménagements paysagers pour atténuer les transitions,
- règles claires de co-usage des espaces communs.
Cette cohérence est garantie par la gouvernance globale du projet, qui associe dès la conception les porteurs du tiers-lieu, la commune, les partenaires publics et les opérateurs immobiliers.
Oui, mais sans obligation formelle. Les futurs résidents auront la possibilité de participer aux activités, de bénéficier des services du tiers-lieu, ou même de s’engager dans sa gouvernance via le collège des usagers et bénéficiaires de la SCIC. L’objectif est de créer des interactions naturelles, pas d’imposer une participation.
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